Définition
Le vendeur à découvert emprunte des actions auprès d’un courtier, les vend, puis rachète des actions pour les restituer au prêteur. La position gagne de la valeur lorsque le cours de l’action baisse et en perd lorsqu’il monte. Le courtier doit pouvoir fournir les actions à emprunter, et le vendeur à découvert doit généralement disposer d’un compte sur marge.
Le produit de la vente n’est pas simplement une somme que le vendeur à découvert peut retirer : le courtier le conserve à titre de garantie, conformément à ses règles de marge. L’emprunt entraîne également des frais et des obligations récurrents, notamment des frais de prêt de titres et le versement au prêteur d’une somme équivalente aux dividendes payés pendant la durée de la position. La disponibilité des titres à emprunter et les frais peuvent varier.
Calcul
Gain ou perte sur vente à découvert (US$) = (prix de vente − prix de rachat) × nombre d’actions − frais d’emprunt − commissions − autres coûts
- Le prix de vente et le prix de rachat sont exprimés en US$ par action. Le second correspond au prix payé pour dénouer la position vendeuse.
- Le nombre d’actions désigne les actions vendues à découvert puis rachetées.
- Les frais d’emprunt, les commissions et les autres coûts sont exprimés en US$. Ces derniers peuvent inclure les sommes équivalentes aux dividendes. Les prix d’exécution réels tiennent aussi compte de l’écart acheteur-vendeur et de l’impact de marché éventuel.
Cette formule suppose que toutes les actions empruntées sont rachetées à un seul prix. En cas d’exécutions partielles, calculez le produit des ventes et le coût des rachats en fonction des quantités et des prix de chaque exécution. Si le cours monte, le coût de rachat peut dépasser le produit de la vente de plus que le montant initialement reçu.
Exemple détaillé
Les montants ci-dessous sont des chiffres ronds hypothétiques et ne préjugent pas d’un résultat probable.
- Un investisseur emprunte et vend 100 actions à 50 US$ chacune, soit un produit de 5 000 US$, conservé par le courtier conformément à ses règles.
- Plus tard, il rachète 100 actions à 40 US$ chacune pour 4 000 US$ et les restitue au prêteur.
- L’écart de cours génère un gain de 1 000 US$ :
(50 US$ − 40 US$) × 100. - Si les frais d’emprunt s’élèvent à 30 US$ et les commissions et autres coûts à 10 US$, le gain net est de 960 US$.
Supposons maintenant que le prix de rachat hypothétique passe à 70 US$, tous les autres éléments restant inchangés. L’écart de cours devient (50 US$ − 70 US$) × 100 = −2 000 US$. Avec les mêmes 40 US$ de coûts, la perte nette est de 2 040 US$. Une position vendeuse peut continuer à perdre de la valeur à mesure que le cours monte ; contrairement à une position acheteuse sur une action, sa perte potentielle n’a pas de limite maximale prédéfinie.
Pourquoi c’est important avant de passer un ordre
Évaluer une vente à découvert ne consiste pas seulement à se faire une opinion sur une action. Vérifiez si les titres peuvent être empruntés, le taux de prêt actuel, les exigences du courtier en matière de garanties et de marge, ainsi que sa capacité à exiger la clôture de la position. Une hausse des cours peut déclencher un appel de marge ou contraindre les vendeurs à découvert à racheter leurs positions, contribuant parfois à un short squeeze (rachat forcé de positions vendeuses).
L’exécution compte à l’ouverture comme à la clôture de la position : vente initiale et rachat ultérieur. Un écart acheteur-vendeur important, un faible volume d’échanges ou un ordre de grande taille par rapport au volume quotidien peuvent augmenter les coûts. Les annonces de résultats et les écarts de cours à l’ouverture peuvent modifier le prix de rachat avant que l’investisseur puisse agir. Les opérations sur titres et les dividendes peuvent également changer les obligations liées à la position. La réglementation des marchés et les restrictions des courtiers peuvent limiter les ventes à découvert.
Comment PreTrAIde l’utilise
PreTrAIde permet à l’utilisateur d’indiquer une ligne d’un panier d’actions comme un achat ou une vente, puis réalise une analyse pré-négociation avant le passage d’un ordre. Son analyse comprend l’écart estimé, la part de l’ordre dans le volume quotidien, l’impact de marché, la volatilité et une évaluation du risque. Elle fournit un verdict GO, NO-GO ou MODIFY, accompagné d’explications en langage clair. Ces contrôles portent sur l’exécution et le risque de prix d’une vente envisagée, mais les informations disponibles sur le produit ne permettent pas d’établir que PreTrAIde vérifie la disponibilité des titres à emprunter, les frais de prêt, les exigences de marge ou si une ligne de vente ouvre une position à découvert. Ses verdicts constituent une aide à la décision, et non des recommandations. PreTrAIde ne passe pas d’ordres : les utilisateurs négocient par l’intermédiaire de leur propre courtier.
Erreurs fréquentes
- Assimiler le produit de la vente au bénéfice. Le gain ou la perte dépend du prix de rachat final et de l’ensemble des coûts.
- Supposer que la perte maximale correspond au produit initial de la vente. Comme le cours d’une action n’a pas de plafond prédéfini, une position vendeuse n’a pas de perte maximale fixe.
- Négliger les conditions d’emprunt. La disponibilité des titres, les frais et la possibilité de maintenir l’emprunt peuvent varier.
- Oublier les dividendes et les coûts d’exécution. Les uns comme les autres peuvent modifier sensiblement le résultat, même si le cours évolue comme prévu.